L’un des commandements les plus controversés, et souvent mal compris de manière superficielle et incorrecte, est l’appel choquant de Jésus-Christ dans son célèbre sermon lorsqu’il dit :
« Quiconque vous gifle sur la joue droite, présentez-lui aussi l’autre. »(Matthieu 5:39).
Pour la personne irréfléchie, ce principe peut apparaître comme une invitation à la faiblesse, à l’abandon à l’humiliation ou à l’acceptation de l’humiliation. Mais en réalité, le Christ établissait une conception révolutionnaire du courage psychologique et offrait un remède prophétique aux maladies du cœur les plus dangereuses : l’orgueil excessif et la colère aveugle.
La force réside dans la maîtrise de soi, pas dans la riposte
Pour comprendre cette profondeur, il faut comprendre que le Christ s’adressait à une société qui considère la dignité du visage comme une question sacrée et dans laquelle répondre aux abus est une question de vie ou de mort afin de préserver son prestige. Dans ce contexte apparaissent les dimensions de ce grand commandement :
- Briser l’épine de l’orgueil intérieur :La violence réciproque est une réaction simple et instinctive que toute personne peut adopter. Quant à la maîtrise de soi lorsque la colère déborde et au refus de descendre au niveau de l’agresseur, c’est le summum de la force. C’est une victoire sur « l’âme qui mène au mal » avant d’être une victoire sur l’adversaire.
- Désarmer moralement l’agresseur :Lorsque l’agresseur attend de vous une colère et une réaction violente qui justifiera son agression continue, et qu’il est surpris par un calme, une noblesse et une élévation totales, alors vous démolissez son orgueil et le mettez en confrontation directe avec la honte de son action. Répondre par le silence et la supériorité crée un prestige que la violence ne crée pas.
- La différence entre vulnérabilité et sublimation :Le faible se rend parce qu’il n’a pas d’autre choix. Quant au fort et au transcendant, c’est lui qui a la capacité de réagir et de se venger, mais il choisit volontairement de pardonner et de pardonner au nom de ses principes et valeurs.
Retenez la colère et repoussez-vous avec ce qu’il y a de mieux
Cette haute direction morale est en parfaite harmonie avec les valeurs islamiques établies qui louent « ceux qui retiennent leur colère et pardonnent aux gens » et soulignent que « ce n’est pas le fort qui est fort, mais le fort qui se contrôle lorsqu’il est en colère ».
Tendre l’autre joue n’est pas une invitation à ouvrir la porte aux oppresseurs pour qu’ils fassent des ravages sur la terre, mais plutôt une approche pour élever l’individu à éteindre le feu du mal dans son bourgeon et à ne pas permettre que le mal des autres déforme notre pureté intérieure.
Question de contemplation et de contemplation :Si nos réactions vengeresses naissent souvent de notre désir d’assouvir notre orgueil devant les gens… Avez-vous assez de courage spirituel pour vous dominer d’abord, et affronter les abus avec une transcendance qui vous libère des carcans de la colère ?
